Le palais sur la gauche ne fut pas atteint par les flammes, les églises furent aussi préservées. L’incendie endommagea fortement une vieille construction romaine, la prison de Glaucin, sise sur l’emplacement du quai aux Fleurs actuel, vers l’endroit où jusqu’à la Révolution subsista l’église Saint-Denis de la Chartre, dont le surnom de la Chartre ou prison indiquait la proximité des restes de cette prison. Les prisonniers se voyant atteints par les flammes se soulevèrent, échappèrent à leurs gardiens et purent se réfugier sur la rive gauche du fleuve, à la nouvelle église Saint-Vincent (Saint-Germain des Prés) qui était lieu d’asile.
SAINT-ÉLOI ET SAINT-MARTIAL, XVIe SIÈCLE
LE SIÈGE DE PARIS PAR LES NORMANDS
LE PASSEUR AUX VACHES ET LES ILOTS DE LA CITÉ
CHAPITRE II
LES NORMANDS
La décadence carlovingienne.—Apparition des Normands.—Serpents et dragons de mer.—Le grand siège.—L’évêque Gozlin et le comte Eudes.—Les brûlots.—Assauts repoussés au Grand Pont.—Le blocus.—Le camp de Saint-Germain l’Auxerrois.—La crue de la Seine.—La tour du Petit Pont et ses douze défenseurs.—La flotte normande traînée à terre pour éviter le passage de Paris.—L’empereur Othon.—Le palais du roi Robert.
L’EMPEREUR OTHON