[V.--Propos de mariage.]--Bruit répandu du divorce de l'Empereur et de son mariage avec une princesse russe.--Après Tilsit, Napoléon songe à se séparer de Joséphine.--Intrigues de cour; rivalité de la reine Hortense et de la grande-duchesse de Berg.--Fouché met en circulation la nouvelle du divorce.--Émotion à Saint-Pétersbourg.--Les grandes-duchesses Catherine et Anne: leur portrait par Joseph de Maistre.--Les on dit de Pétersbourg.- -Droit de veto reconnu a l'impératrice mère.--Lettre anxieuse de Roumiantsof.--Démarche de Fouché auprès de Joséphine: première explication entre l'Empereur et l'Impératrice; l'accord s'opère aux dépens du ministre de la police.- -Seconde crise: rapport de Tolstoï sur la scène des Tuileries.--Efforts de l'impératrice mère pour marier sa fille Catherine.--Le prince royal de Bavière, le duc d'Oldenbourg.--À Erfurt, Napoléon voudrait que l'empereur de Russie mît l'une des grandes-duchesses à sa disposition pour l'avenir.--Comment il fait entamer la question par Caulaincourt et Talleyrand.--Alexandre consent à parler.--Caractère des propos qui s'échangent entre les deux empereurs.--Réticences réciproques: inconvénients et dangers de cette ouverture.

[VI.--La convention.]--Établissement graduel des clauses de la convention: rôle respectif des souverains et des ministres.--Articles concernant l'Angleterre, l'Espagne, la Finlande, les Principautés.--Napoléon voudrait que la Russie ne réclamât pas la cession des Principautés à Constantinople avant que l'on connût le résultat des pourparlers avec l'Angleterre; motifs dont il s'inspire.--Avidité impatiente et défiance des Russes.--Arrière-pensées qu'ils prêtent à Napoléon.--Grave divergence de vues.--Transaction.--Article concernant l'Autriche.--La Turquie mise sous séquestre.--Nouvelles difficultés; on se décide enfin à signer.--Lettre au roi d'Angleterre.--Différences essentielles dans le langage tenu par Napoléon et par Alexandre au baron de Vincent.--Encore la reconnaissance des nouveaux rois: lettre particulière d'Alexandre.--Napoléon essaye de rassurer et de raisonner la cour de Vienne.--Supplications de la Prusse.--Napoléon lui fait remise de vingt millions.--Fin des conférences; séparation des deux empereurs.--Lettre d'Alexandre à sa mère.--Tristesse de Napoléon.--Résultats d'Erfurt.--Disparition de toute cause immédiate de conflit entre la France et la Russie.--Napoléon désirait avec passion que la paix générale sortit de l'entrevue: comment ce but se trouve manqué.--Étapes successivement parcourues par Alexandre dans la voie du désenchantement et de la défiance.--En laissant planer un doute sur ses intentions, ce monarque encourage les visées belliqueuses de l'Autriche.--Talleyrand livre à Metternich le secret des dispositions d'Alexandre.--Effet de cette communication.--La guerre résolue à Vienne.--Influence funeste qu'une nouvelle crise continentale doit nécessairement exercer sur les rapports de la France et de la Russie.--Comparaison entre Tilsit et Erfurt.

[APPENDICE]

I. Actes signés à Tilsit le 7 juillet 1807 entre la France et la Russie.

1° Traité de paix.

2° Articles séparés et secrets.

3° Traité d'alliance.

II. Instruction pour M. de Caulaincourt.

III. Note par laquelle l'empereur Alexandre accepte une entrevue à Erfurt sans conditions.