—Si je suis votre femme, pourquoi refuser de me conduire à mon père? pourquoi continuer de me cacher aux yeux du monde?

—Vous avez oublié le duc d'Anjou, madame.

—Vous m'avez affirmé qu'une fois votre femme je n'avais plus rien à craindre de lui.

—C'est-à-dire….

—Vous m'avez affirmé cela.

—Mais encore, madame, faut-il que je prenne quelques précautions.

—Eh bien, monsieur, prenez ces précautions, et revenez me voir quand elles seront prises.

—Diane, dit le comte, au coeur duquel la colère montait visiblement, Diane, ne faites pas un jeu de ce lien sacré du mariage. C'est un conseil que je veux bien vous donner.

—Faites, monsieur, que je n'aie plus de défiance dans le mari, et je respecterai le mariage.

—Il me semblait cependant avoir, par la manière dont j'ai agi envers vous, mérité toute votre confiance.