—Hélas, oui, répondis-je avec un soupir, car j'eusse mieux aimé qu'en manquant à quelqu'une de ses promesses il m'eût dégagée des miennes.
Je soupai; puis une seconde fois nous fîmes la visite de toute la maison, mais sans y rencontrer âme vivante plus que la première fois; elle était bien à nous, et à nous seules.
Gertrude coucha dans ma chambre.
Le lendemain, elle sortit et s'orienta. Ce fut alors seulement que j'appris d'elle que nous étions au bout de la rue Saint-Antoine, en face l'hôtel des Tournelles, et que la forteresse qui s'élevait à ma droite était la Bastille.
Au reste, ces renseignements ne m'apprenaient pas grand'chose. Je ne connaissais point Paris, n'y étant jamais venue.
La journée s'écoula sans rien amener de nouveau: le soir, comme je venais de me mettre à table pour souper, on frappa à la porte.
Nous nous regardâmes, Gertrude et moi.
On frappa une seconde fois.
—Va voir qui frappe, lui dis-je.
—Si c'est le comte? demanda-t-elle en me voyant pâlir.