Enfin, correspondance.
Mais Bussy savait d'avance qu'il ne devait pas énormément compter sur ce dernier article; le duc d'Anjou écrivait peu; dès cette époque, il pratiquait le proverbe: Les écrits restent.
Ainsi muni contre les mauvaises pensées qui pouvaient venir au duc, le comte vit ses yeux s'ouvrir, mais, comme nous l'avons dit, sans pouvoir rien lire dans ces yeux.
—Ah! ah! fit le duc, déjà toi!
—Ma foi oui, monseigneur; je n'ai pas pu dormir, tant les intérêts de Votre Altesse m'ont, toute la nuit, trotté par la tête. Çà, que faisons-nous ce matin? Tiens! si nous chassions.
Bon! se dit tout bas Bussy, voilà encore une occupation à laquelle je n'avais pas songé.
—Comment! dit le duc, tu prétends que tu as pensé à mes intérêts toute la nuit, et le résultat de la veille et de la méditation est de venir me proposer une chasse. Allons donc!
—C'est vrai, dit Bussy; d'ailleurs nous n'avons pas de meute.
—Ni de grand veneur, fit le prince.
—Ah! ma foi, je n'en trouverais la chasse que plus agréable pour chasser sans lui.