—Attends, murmura-t-il. Tu ne connais pas les portes ici comme au
Louvre, je vais revenir.
Et il sortit, sans avoir pu adresser même un signe au duc. Catherine s'en défiait; elle ne le perdit pas de vue une seconde.
Catherine chercha tout d'abord à savoir si son fils était malade ou feignait seulement la maladie. Ce devait être toute la base de ses opérations diplomatiques.
Mais François, en digne fils d'une pareille mère, joua miraculeusement son rôle. Elle avait pleuré, il eut la fièvre.
Catherine, abusée, le crût malade; elle espéra donc avoir plus d'influence sur un esprit affaibli par les souffrances du corps. Elle combla le duc de tendresse, l'embrassa de nouveau, pleura encore, et à tel point, qu'il s'en étonna et en demanda la raison.
—Vous avez couru un si grand danger, répliqua-t-elle, mon enfant!
—En me sauvant du Louvre, ma mère?
—Oh! non pas, après vous être sauvé.
—Comment cela?
—Ceux qui vous aidaient dans cette malheureuse évasion….