—A la chasse, sire.

—Mais vous allez mieux à présent, n'est-ce pas?

—Je suis rétabli.

—Sire, dit le duc d'Anjou, ne vous plairait-il pas qu'après nos dévotion faites, M. le comte de Monsoreau nous allât préparer une belle chasse dans les bois de Compiègne?

—Mais, dit Henri, ne savez-vous pas que demain?….

Il allait dire: «quatre de mes amis se rencontrent avec quatre des vôtres;» mais il se rappela que le secret avait dû être gardé, et il s'arrêta.

—Je ne sais rien, sire, reprit le duc d'Anjou, et si Votre Majesté veut m'informer….

—Je voulais dire, reprit Henri, que, passant la nuit prochaine en dévotions à l'abbaye Sainte-Geneviève, je ne serais peut-être pas prêt pour demain; mais que M. le comte parte toujours: si ce n'est demain, ce sera après-demain que la chasse aura lieu.

—Vous entendez? dit le duc à Monsoreau, qui s'inclina.

—Oui, monseigneur, répondit le comte.