— Oui, sans doute. Je ne connaissais point le prince de Béarn lorsqu'on me l'a proposé pour époux.

— Et depuis que vous le connaissez, ne m'avez-vous pas affirmé que vous n'éprouviez aucun amour pour lui?

— Je vous l'ai dit, il est vrai.

— Votre opinion n'était-elle pas que ce mariage devait faire votre malheur?

— Mon cher François, dit Marguerite, quand un mariage n'est pas la suprême félicité, c'est presque toujours la suprême douleur.

— Eh bien, ma chère Marguerite! comme je vous le disais, j'attends.

— Mais qu'attendez-vous, dites?

— Que vous témoigniez votre joie.

— De quoi donc ai-je à me réjouir?

— Mais de cette occasion inattendue qui se présente de reprendre votre liberté.