—Un homme, si robuste qu'il soit, ne saurait manger un pigeon tous les jours. Il y a eu des paris de faits, et les parieurs ont renoncé.

—Eh bien! mais, dit Cornélius quand je serai fatigué des pigeons, je ferai monter les poissons du Wahal et de la Meuse.

Gryphus ouvrit de larges yeux effarés.

—J'aime assez le poisson, continua Cornélius; tu ne m'en sers jamais. Eh bien! je profiterai de ce que tu veux me faire mourir de faim pour me régaler de poisson.

Gryphus faillit s'évanouir de colère et même de peur. Mais se ravisant:

—Eh bien! dit-il en mettant la main dans sa poche, puisque tu m'y forces.

Et il en tira un couteau qu'il ouvrit.

—Ah! un couteau! fit Cornélius se mettant en défense avec son bâton.

XXIX

où van Baërle, avant de quitter Loewestein, règle ses comptes avec Gryphus