Ces nouveaux arrivants avaient évidemment des intentions hostiles à l'endroit du carrosse.

Aussi, voyant les chevaux venir sur eux au grand galop, se mirent-ils en travers de la rue en agitant leurs bras armés de bâtons et criant:—Arrête! arrête!

De son côté, le cocher se pencha sur eux et les sillonna de coups de fouet.

La voiture et les hommes se heurtèrent enfin.

Les frères de Witt ne pouvaient rien voir, enfermés qu'ils étaient dans la voiture. Mais ils sentirent les chevaux se cabrer, puis éprouvèrent une violente secousse. Il y eut un moment d'hésitation et de tremblement dans toute la machine roulante, qui s'emporta de nouveau, passant sur quelque chose de rond et de flexible, qui semblait être le corps d'un homme renversé, et s'éloigna au milieu des blasphèmes.

—Oh! dit Corneille, je crains bien que nous n'ayons fait un malheur.

—Au galop! au galop! cria Jean.

Mais, malgré cet ordre, tout à coup le cocher s'arrêta.

—Eh bien! demanda Jean.

—Voyez-vous? dit le cocher.