En ce moment le volet d'une fenêtre s'entr'ouvrit et l'on put voir le visage livide et les yeux sombres du jeune homme se fixant sur le spectacle qui se préparait.

Derrière lui apparaissait la tête de l'officier presque aussi pâle que la sienne.

—Oh! mon Dieu! mon Dieu! monseigneur, que va-t-il se passer? murmura l'officier.

—Quelque chose de terrible bien certainement, répondit celui-ci.

—Oh! voyez-vous, monseigneur, ils tirent le grand pensionnaire de la voiture, ils le battent, ils le déchirent.

—En vérité, il faut que ces gens-là soient animés d'une bien violente indignation, fit le jeune homme du même ton impassible qu'il avait conservé jusqu'alors.

—Et voici Corneille qu'ils tirent à son tour du carrosse, Corneille déjà tout brisé, tout mutilé par la torture. Oh! voyez, donc, voyez donc.

—Oui, en effet, c'est bien Corneille.

L'officier poussa un faible cri et détourna la tête.

C'est que, sur le dernier degré du marchepied, avant même qu'il eût touché terre, le ruward venait de recevoir un coup de barre de fer qui lui avait brisé la tête.