—Le secret que vous avez pénétré.
—Quel secret? demanda Maurice avec une expression de curiosité naïve qui rassura le tanneur.
—Cette affaire de contrebande que vous avez pénétrée le soir même où nous avons fait connaissance d'une si étrange manière. Jamais vous ne m'avez pardonné cette fraude, et vous m'accusez d'être mauvais républicain, parce que je me sers de produits anglais dans ma tannerie.
—Mon cher Dixmer, dit Maurice, je vous jure que j'avais complètement oublié, quand j'allais chez vous, que j'étais chez un contrebandier.
—En vérité?
—En vérité.
—Vous n'aviez donc pas d'autre motif d'abandonner la maison que celui que vous m'aviez dit?
—Sur l'honneur.
—Eh bien, Maurice, reprit Dixmer en se levant et serrant la main du jeune homme, j'espère que vous réfléchirez et que vous reviendrez sur cette résolution qui nous fait tant de peine à tous.
Maurice s'inclina et ne répondit point; ce qui équivalait à un dernier refus.