—Maintenant, continua Dixmer, revenons à l'objet de ma visite.
Maurice s'inclina en homme qui n'a plus rien à dire et qui attend.
—Vous dites donc que des propos ont été faits?
—Oui, citoyen, dit Maurice.
—Eh bien, voyons, parlons franchement. Pourquoi feriez-vous attention à quelque vain caquetage de voisin désœuvré? Voyons, n'avez-vous pas votre conscience, Maurice, et Geneviève n'a-t-elle pas son honnêteté?
—Je suis plus jeune que vous, dit Maurice, qui commençait à s'étonner de cette insistance, et je vois peut-être les choses d'un œil plus susceptible. C'est pourquoi je vous déclare que, sur la réputation d'une femme comme Geneviève, il ne doit pas même y avoir le vain caquetage d'un voisin désœuvré. Permettez donc, cher Dixmer, que je persiste dans ma première résolution.
—Allons, dit Dixmer, et puisque, nous sommes en train d'avouer, avouons encore autre chose.
—Quoi?... demanda Maurice en rougissant. Que voulez-vous que j'avoue?
—Que ce n'est ni la politique ni le bruit de vos assiduités chez moi qui vous engagent à nous quitter.
—Qu'est-ce donc, alors?