—Et que viens-tu faire ici, belle patriote? continua Santerre.

—La citoyenne, reprit Maurice, n'a jamais vu la veuve Capet, et elle voudrait la voir.

—Oui, dit Santerre, avant que.... Et il fit un geste atroce.

—Précisément, répondit froidement Maurice.

—Bien, dit Santerre; tâche seulement qu'on ne la voie pas entrer au donjon; ce serait un mauvais exemple; d'ailleurs, je m'en fie bien à toi.

Santerre serra de nouveau la main de Maurice, fit de la tête un geste amical et protecteur à Geneviève et alla vaquer à ses autres fonctions.

Après bon nombre d'évolutions de grenadiers et de chasseurs, après quelques manœuvres de canon dont on pensait que les sourds retentissements jetaient aux environs une intimidation salutaire, Maurice reprit le bras de Geneviève, et, suivi par Morand, s'avança vers le poste à la porte duquel Lorin s'égosillait, en commandant la manœuvre à son bataillon.

—Bon! s'écria-t-il, voilà Maurice; peste! avec une femme qui me paraît un peu agréable. Est-ce que le sournois voudrait faire concurrence à ma déesse Raison? S'il en était ainsi, pauvre Arthémise!

—Eh bien, citoyen adjudant? dit le capitaine.

—Ah! c'est juste; attention! cria Lorin. Par file à gauche, gauche.... Bonjour, Maurice. Pas accéléré... marche! Les tambours roulèrent; les compagnies allèrent prendre leur poste, et, quand chacune fut au sien, Lorin accourut. Les premiers compliments s'échangèrent.