Et Maurice prit le chemin de la vieille rue Saint-Jacques.
Lorsqu'il arriva chez le maître tanneur, Dixmer et Morand soutenaient Geneviève, en proie à une violente attaque de nerfs.
Aussi, au lieu de lui laisser l'entrée libre, comme d'habitude, un domestique lui barra-t-il le passage.
—Annonce-moi toujours, dit Maurice inquiet, et si Dixmer ne peut pas me recevoir en ce moment, je me retirerai. Le domestique entra dans le petit pavillon, tandis que lui, Maurice, demeurait dans le jardin.
Il lui sembla qu'il se passait quelque chose d'étrange dans la maison. Les ouvriers tanneurs n'étaient point à leur ouvrage, et traversaient le jardin d'un air inquiet.
Dixmer revint lui-même jusqu'à la porte.
—Entrez, dit-il, cher Maurice, entrez; vous n'êtes pas de ceux pour qui la porte est fermée.
—Mais qu'y a-t-il donc? demanda le jeune homme.
—Geneviève est souffrante, dit Dixmer; plus que souffrante, car elle délire.
—Ah! mon Dieu! s'écria le jeune homme, ému de retrouver là encore le trouble et la souffrance. Qu'a-t-elle donc?