—Vous savez, mon cher, reprit Dixmer, aux maladies des femmes, personne ne connaît rien, et surtout le mari.
Geneviève était renversée sur une espèce de chaise longue. Près d'elle était Morand, qui lui faisait respirer des sels.
—Eh bien? demanda Dixmer.
—Toujours la même chose, reprit Morand.
—Héloïse! Héloïse! murmura la jeune femme à travers ses lèvres blanches et ses dents serrées.
—Héloïse! répéta Maurice avec étonnement.
—Eh! mon Dieu, oui, reprit vivement Dixmer, Geneviève a eu le malheur de sortir hier et de voir passer cette malheureuse charrette avec une pauvre fille, nommée Héloïse, que l'on conduisait à la guillotine. Depuis ce moment-là, elle a eu cinq ou six attaques de nerfs, et ne fait que répéter ce nom.
—Ce qui l'a frappée surtout, c'est qu'elle a reconnu dans cette fille la bouquetière qui lui a vendu les œillets que vous savez.
—Certainement que je sais, puisqu'ils ont failli me faire couper le cou.
—Oui, nous avons su tout cela, cher Maurice, et croyez bien que nous avons été on ne peut plus effrayés; mais Morand était à la séance, et il vous a vu sortir en liberté.