Plusieurs gendarmes entrèrent dans la salle et fermèrent ainsi les issues, se plaçant entre la vie et les condamnés, comme pour empêcher ceux-ci d'y revenir.
On fit l'appel.
Maurice, qui avait vu juger le condamné qui s'était tué avec le couteau de Lorin, répondit quand on prononça son nom. Il se trouva alors qu'il n'y avait que le mort de trop.
On le porta hors de la salle. Si son identité eût été constatée, si on l'eût reconnu pour condamné, tout mort qu'il était, on l'eût guillotiné avec les autres.
Les survivants furent poussés vers la sortie.
À mesure que l'un d'eux passait devant le guichet, on lui liait les mains derrière le dos.
Pas une parole ne s'échangea pendant dix minutes entre ces malheureux.
Les bourreaux seuls parlaient et agissaient.
Maurice, Geneviève et Lorin, qui ne pouvaient plus se tenir, se pressaient les uns contre les autres pour n'être point séparés. Puis les condamnés furent poussés de la Conciergerie dans la cour.
Là, le spectacle devint effrayant.