—Pardonnez-moi, murmura-t-elle, le mal qu'on vous a fait; vous m'avez sauvé la vie, et j'ai failli être cause de votre mort.

—Ne suis-je pas bien récompensé en vous retrouvant? car, n'est-ce pas, vous n'avez pas cru un instant que ce fût une autre que vous que je cherchais?

—Venez avec moi, interrompit Geneviève, je vous donnerai du linge.... Il ne faut pas que nos convives vous voient en cet état: ce serait pour eux un reproche trop terrible.

—Je vous gêne bien, n'est-ce pas? répliqua Maurice en soupirant.

—Pas du tout, j'accomplis un devoir. Et elle ajouta:

—Je l'accomplis même avec grand plaisir. Geneviève conduisit alors Maurice vers un grand cabinet de toilette d'une élégance et d'une distinction qu'il ne s'attendait pas à trouver dans la maison d'un maître tanneur.

Il est vrai que ce maître tanneur paraissait millionnaire. Puis elle ouvrit toutes les armoires.

—Prenez, dit-elle, vous êtes chez vous. Et elle se retira. Quand Maurice sortit, il trouva Dixmer, qui était revenu.

—Allons, allons, dit-il, à table! on n'attend plus que vous.