—Embrasse une dernière fois ta mère, pauvre enfant, lui dit-il.
L'enfant obéit.
—Et maintenant, continua-t-il, laisse-la dormir. Un jour, le bon Dieu la réveillera.
Et il prit l'enfant dans ses bras et l'emporta chez lui. L'enfant se laissa faire sans résistance, comme si elle eût compris sa faiblesse et son isolement.
Alors il la coucha dans son propre lit, car on avait enlevé jusqu'au berceau de l'enfant, et quand il la vit endormie, il sortit pour aller faire la déclaration mortuaire au commissaire du quartier, et prévenir l'administration des pompes funèbres.
Lorsqu'il revint la portière lui remit un papier que la garde avait trouvé dans la main de Clarice en l'ensevelissant.
Buvat l'ouvrit et reconnut la lettre du duc d'Orléans.
C'était le seul héritage que la pauvre mère avait laissé à sa fille