—Mais on va vous voir, vous reconnaître peut-être!
—Regardez par le carreau du fond si Weber est toujours derrière le cabriolet.
—Il essaie de descendre, mais on l'assiège; il se défend. Ah! voici qu'il vient.
—Weber! Weber! dit la dame en allemand, faites-nous descendre.
Le valet de chambre obéit, et, grâce à deux chocs d'épaule qui repoussèrent les assaillants, il ouvrit le tablier du cabriolet.
Les deux femmes sautèrent légèrement à terre.
Pendant ce temps, la foule s'en prenait au cheval et au cabriolet, dont elle commençait à briser la caisse.
—Mais qu'y a-t-il, au nom du Ciel! continua en allemand la plus âgée des deux dames; y comprenez-vous quelque chose, Weber?
—Ma foi! non, madame, répondit le serviteur, beaucoup plus à son aise dans cette langue que dans la langue française, et tout en distribuant çà et là de grands coups de pied pour dégager sa maîtresse.
—Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des bêtes féroces! continua la dame toujours en allemand. Que me reprochent-ils donc? Voyons.