Philippe, se voyant ainsi mis en rapport avec M. le comte d'Artois, qu'il ne connaissait pas, fit un pas vers lui, sollicitant du prince la permission de le saluer.

Le comte fit un signe de la main, Philippe s'inclina.

—Un bel officier, s'écria le jeune prince; un noble gentilhomme, dont je suis heureux de faire la connaissance. Quelles sont vos intentions en revenant en France?

Philippe regarda sa sœur:

—Monseigneur, dit-il, j'ai l'intérêt de ma sœur qui domine le mien; ce qu'elle voudra que je fasse, je le ferai.

—Mais il y a M. de Taverney le père, je crois? dit le comte d'Artois.

—Nous avons eu le bonheur de conserver notre père, oui, monseigneur, répliqua Philippe.

—Mais n'importe, interrompit vivement la reine; j'aime mieux Andrée sous la protection de son frère, et son frère sous la vôtre, monsieur le comte. Vous vous chargez donc de M. de Taverney, c'est dit, n'est-ce pas?

Le comte d'Artois fit un signe d'assentiment.

—Savez-vous, continua la reine, que des liens très étroits nous lient?