Beausire ne savait plus quelle contenance garder.

—Eh! monsieur Beausire, dit l'inconnu, prenez donc garde, si votre épée tombe par la pointe, et qu'il passe quelqu'un dessous, voilà un homme mort!

Beausire, rappelé à lui, courut à la porte et se précipita par les montées pour rattraper son arme et prévenir un malheur qui l'eût brouillé avec la police.

Pendant ce temps, Oliva saisit la main du vainqueur et lui dit:

—Oh! monsieur, vous êtes très brave; mais M. Beausire est traître, et puis vous me compromettrez en restant; lorsque vous serez parti, certainement il me battra.

—Je reste alors.

—Non, non, par grâce; quand il me bat, je le bats aussi, et je suis toujours la plus forte; mais c'est parce que je n'ai rien à ménager. Retirez-vous, je vous prie.

—Faites donc bien attention à une chose, ma toute belle; c'est que si je pars, je le trouverai en bas ou me guettant dans l'escalier; on se rebattra; sur un escalier on ne pare pas toujours double contre de quarte, double contre de tierce et demi-cercle, comme sur un canapé.

—Alors?

—Alors, je tuerai maître Beausire ou il me tuera.