—Comprenez donc, fit vivement Beausire; don Manoël veut vous dire qu'il peut arriver un ambassadeur vrai ou faux.

—Précisément, ajouta le Portugais. Si l'ambassadeur qui se présentera avait envie du collier pour Sa Majesté la reine de Portugal, n'en a-t-il pas le droit?

—Pardieu! firent les assistants.

—Et alors il traite avec MM. Bœhmer et Bossange. Voilà tout.

—Absolument tout.

—Seulement, il faut payer quand on a traité, fit observer le banquier du pharaon.

—Ah! dame! oui, répliqua le Portugais.

—MM. Bœhmer et Bossange ne laisseront pas aller le collier dans les mains d'un ambassadeur, fût-ce un vrai Souza, sans avoir de bonnes garanties.

—Oh! j'ai bien pensé à une garantie, objecta le futur ambassadeur.

—Laquelle?