—On ne peut donc vous voir? reprit-elle.
—Hélas! fit Oliva du geste.
—Attendez, répliqua Jeanne. Peut-on vous adresser des lettres?
—Oh! non, s'écria Oliva épouvantée.
Jeanne réfléchit quelques moments.
Oliva, pour la remercier de sa tendre sollicitude, lui envoya un charmant baiser que Jeanne rendit double; après quoi, fermant sa fenêtre, elle sortit.
Oliva se dit que l'amie avait trouvé quelque nouvelle ressource, son imagination éclatant dans son dernier regard.
Jeanne rentra en effet deux heures après; le soleil était dans toute sa force; le petit pavé de la rue brûlait comme le sable d'Espagne pendant le fuego.
Oliva vit apparaître sa voisine à sa fenêtre avec une arbalète. Jeanne, en riant, fit signe à Oliva de s'écarter.
Celle-ci obéit, en riant comme sa compagne, et se réfugia contre son volet.