—Et que pour vous distraire vous aviez désiré sortir.

—Ce à quoi vous m'avez aidée si amicalement.

—Vous savez aussi que je vous avais parlé de cet officier du gobelet, un peu fou, mais très aimable, qui est amoureux de la reine, à qui vous ressemblez un peu.

—Oui, je le sais.

—J'ai eu la faiblesse de vous proposer un divertissement innocent qui consistait à nous amuser du pauvre garçon, et à le mystifier en lui faisant croire à un caprice de la reine pour lui.

—Hélas! soupira Oliva.

—Je ne vous rappellerai pas les deux premières promenades que nous fîmes la nuit, dans le jardin de Versailles, en compagnie de ce pauvre garçon.

Oliva soupira encore.

—De ces deux nuits pendant lesquelles vous avez si bien joué votre petit rôle que notre amant a pris la chose au sérieux.

—C'était peut-être mal, dit Oliva bien bas; car, en effet, nous le trompions, et il ne le mérite pas; c'est un bien charmant cavalier.