—N'est-ce pas?
—Oh! oui.
—Mais attendez, le mal n'est pas encore là. Lui avoir donné une rose, vous être laissé appeler majesté, avoir donné vos mains à baiser, ce sont là des espiègleries.... Mais... ma petite Oliva, il paraît que ce n'est pas tout.
Oliva rougit si fort que, sans la nuit profonde, Jeanne eût été forcée de s'en apercevoir. Il est vrai qu'en femme d'esprit elle regardait le chemin et non pas sa compagne.
—Comment... balbutia Nicole. En quoi... n'est-ce pas tout?
—Il y a eu une troisième entrevue, dit Jeanne.
—Oui, fit Oliva en hésitant; vous le savez, puisque vous y étiez.
—Pardon, chère amie, j'étais, comme toujours, à distance, guettant ou faisant semblant de guetter pour donner plus de vérité à votre rôle. Je n'ai donc pas vu ni entendu ce qui s'est passé dans cette grotte. Je ne sais que ce que vous m'en avez raconté. Or, vous m'avez raconté, en revenant, que vous vous étiez promenée, que vous aviez causé, que les roses et les mains baisées avaient continué leur jeu. Moi, je crois tout ce qu'on me dit, chère petite.
—Eh bien!... mais... fit en tremblant Oliva.
—Eh bien! ma toute aimable, il paraît que notre fou en dit plus que la prétendue reine ne lui en a accordé.