Franz insista.
«Écoutez, dit-elle en se levant, je m'en vais, je ne puis rester jusqu'à la fin du spectacle, j'ai du monde chez moi: serez-vous assez peu galant pour me refuser votre compagnie?»
Il n'y avait d'autre réponse à faire que de prendre son chapeau, d'ouvrir la porte et de présenter son bras à la comtesse.
C'est ce qu'il fit.
La comtesse était véritablement fort émue; et Franz lui-même ne pouvait échapper à une certaine terreur superstitieuse, d'autant plus naturelle que ce qui était chez la comtesse le produit d'une sensation instinctive, était chez lui le résultat d'un souvenir.
Il sentit qu'elle tremblait en montant en voiture.
Il la reconduisit jusque chez elle: il n'y avait personne, et elle n'était aucunement attendue; il lui en fit le reproche.
«En vérité, lui dit-elle, je ne me sens pas bien, et j'ai besoin d'être seule; la vue de cet homme m'a toute bouleversée.»
Franz essaya de rire.
«Ne riez pas, lui dit-elle; d'ailleurs vous n'en avez pas envie. Puis promettez-moi une chose.