«Comme il est pâle, dit celui-ci en tressaillant.
—Il a froid, répliqua Debray.
—Non pas, dit lentement Château-Renaud; je crois, moi, qu'il est ému. C'est un homme très impressionnable que Maximilien.
—Bah! dit Debray, à peine s'il connaissait Mlle de Villefort. Vous l'avez dit vous-même.
—C'est vrai. Cependant je me rappelle qu'à ce bal chez Mme de Morcerf il a dansé trois fois avec elle; vous savez, comte, à ce bal où vous produisîtes tant d'effet.
—Non, je ne sais pas», répondit Monte-Cristo, sans savoir à quoi ni à qui il répondait, occupé qu'il était de surveiller Morrel dont les joues s'animaient, comme il arrive à ceux qui compriment ou retiennent leur respiration.
«Les discours sont finis: adieu, messieurs», dit brusquement le comte.
Et il donna le signal du départ en disparaissant, sans que l'on sût par où il était passé.
La fête mortuaire était terminée, les assistants reprirent le chemin de Paris.
Château-Renaud seul chercha un instant Morrel des yeux; mais, tandis qu'il avait suivi du regard le comte qui s'éloignait, Morrel avait quitté sa place, et Château-Renaud, après l'avoir cherché vainement, avait suivi Debray et Beauchamp.