«Allegro!» disait-il aux postillons à chaque montée.
«Moderato!» faisait-il à chaque descente.
Et Dieu sait s'il y a des montées et des descentes en allant de Florence à Rome par la route d'Aquapendente!
Ces deux mots, au reste, faisaient beaucoup rire les braves gens auxquels ils étaient adressés.
En présence de la ville éternelle, c'est-à-dire en arrivant à la Storta, point d'où l'on aperçoit Rome, le voyageur n'éprouva point ce sentiment de curiosité enthousiaste qui pousse chaque étranger à s'élever du fond de sa chaise pour tâcher d'apercevoir le fameux dôme de Saint-Pierre, qu'on aperçoit déjà bien avant de distinguer autre chose. Non, il tira seulement un portefeuille de sa poche, et de son portefeuille un papier plié en quatre, qu'il déplia et replia avec une attention qui ressemblait à du respect, et il se contenta de dire:
«Bon, je l'ai toujours.»
La voiture franchit la porte del Popolo, prit à gauche et s'arrêta à l'hôtel d'Espagne.
Maître Pastrini, notre ancienne connaissance, reçut le voyageur sur le seuil de la porte et le chapeau à la main.
Le voyageur descendit, commanda un bon dîner, et s'informa de l'adresse de la maison Thomson et French, qui lui fut indiquée à l'instant même, cette maison étant une des plus connues de Rome.
Elle était située via dei Banchi, près de Saint-Pierre.