— Et Dieu merci! ami Planchet, je le boirai encore longtemps, j’espère, car à présent me voilà libre.

— Libre! Vous avez congé, monsieur?

— Illimité!

— Vous quittez le service? dit Planchet stupéfait.

— Oui, je me repose.

— Et le roi? s’écria Planchet, qui ne pouvait supposer que le roi pût se passer des services d’un homme tel que d’Artagnan.

— Et le roi cherchera fortune ailleurs... Mais nous avons bien soupé, tu es en veine de saillies, tu m’excites à te faire des confidences, ouvre donc tes oreilles.

— J’ouvre.

Et Planchet, avec un rire plus franc que malin, décoiffa une bouteille de vin blanc.

— Laisse-moi ma raison seulement.