— Puisqu’il en est ainsi, monsieur, dit Buckingham, pardonnez-moi mon indiscrétion, je vous prie; et si quelque jour, moi aussi, j’allais en France...

Et il se retourna pour donner un dernier regard à la princesse, qui ne s’inquiétait guère de lui, toute occupée qu’elle était ou paraissait être de la conversation de Rochester.

Buckingham soupira.

— Eh bien? demanda d’Artagnan.

— Je disais donc que si quelque jour, moi aussi, j’allais en France...

— Vous irez, milord, dit en souriant d’Artagnan, c’est moi qui vous en réponds.

— Et pourquoi cela?

— Oh! j’ai d’étranges manières de prédiction, moi; et une fois que je prédis, je me trompe rarement. Si donc vous venez en France?

— Eh bien! monsieur, vous à qui les rois demandent cette précieuse amitié qui leur rend des couronnes, j’oserai vous demander un peu de ce grand intérêt que vous avez voué à mon père.

— Milord, répondit d’Artagnan, croyez que je me tiendrai pour fort honoré, si, là-bas, vous voulez bien encore vous souvenir que vous m’avez vu ici. Et maintenant, permettez...