Ces mots vont atteindre Menneville au moment où lui-même va rendre le dernier soupir. Un soupir sombre et ironique voltige sur ses lèvres. Il veut répondre, mais l’effort qu’il fait achève de briser sa vie. Il expire.

— Oh! tout cela est affreux, murmura Raoul; partons, monsieur le chevalier.

— Tu n’es pas blessé? demande d’Artagnan.

— Non, merci.

— Eh bien! tu es un brave, mordioux! C’est la tête du père et le bras de Porthos. Ah! s’il avait été ici, Porthos, il en aurait vu de belles.

Puis, par manière de se souvenir:

— Mais où diable peut-il être, ce brave Porthos? murmura d’Artagnan.

— Venez, chevalier, venez, insista Raoul.

— Une dernière minute, mon ami, que je prenne mes trente-sept pistoles et demie, je suis à toi. La maison est d’un bon produit, ajouta d’Artagnan en rentrant à l’Image-de-Notre-Dame; mais décidément, dût-elle être moins productive, je l’aimerais mieux dans un autre quartier.

Chapitre LXIII — Comment le diamant de M. d’Eymeris passa entre les mains de d’Artagnan