— Tout net.

Porthos leva les bras au ciel comme fait un homme qui apprend une nouvelle inouïe.

— Oh! par exemple, voilà qui me confond, dit-il.

— C’est pourtant ainsi.

— Et qui a pu vous déterminer à cela?

— Le roi m’a déplu; Mazarin me dégoûtait depuis longtemps, comme vous savez; j’ai jeté ma casaque aux orties.

— Mais Mazarin est mort.

— Je le sais parbleu bien; seulement, à l’époque de sa mort, la démission était donnée et acceptée depuis deux mois. C’est alors que, me trouvant libre, j’ai couru à Pierrefonds pour voir mon cher Porthos. J’avais entendu parler de l’heureuse division que vous aviez faite de votre temps, et je voulais pendant une quinzaine de jours diviser le mien sur le vôtre.

— Mon ami, vous savez que ce n’est pas pour quinze jours que la maison vous est ouverte: c’est pour un an, c’est pour dix ans, c’est pour la vie.

— Merci, Porthos.