Mais si peu de temps qu’il eût eu ce plan entre les mains, d’Artagnan avait pu distinguer, sous l’énorme écriture de Porthos, une écriture beaucoup plus fine qui lui rappelait certaines lettres à Marie Michon dont il avait eu connaissance dans sa jeunesse. Seulement, la gomme avait passé et repassé sur cette écriture, qui eût échappé à un œil moins exercé que celui de notre mousquetaire.

— Bravo, mon ami, bravo! dit d’Artagnan.

— Et maintenant, vous savez tout ce que vous vouliez savoir, n’est-ce pas? dit Porthos en faisant la roue.

— Oh! mon Dieu, oui; seulement, faites-moi une dernière grâce, cher ami.

— Parlez; je suis le maître ici.

— Faites-moi le plaisir de me nommer ce monsieur qui se promène là-bas.

— Où, là-bas?

— Derrière les soldats.

— Suivi d’un laquais?

— Précisément.