— Vous voyez, fit de Guiche au sellier, Monsieur, qui est homme de goût, trouve vos fontes lourdes: que vous avais-je dit tout à l’heure?
Le sellier s’excusa.
— Et ce cheval, qu’en dites-vous? demanda de Guiche. C’est encore une emplette que je viens de faire.
— À la vue, il me paraît parfait, monsieur le comte; mais il faudrait que je le montasse pour vous en dire mon avis.
— Eh bien! montez-le, monsieur de Malicorne, et faites-lui faire deux ou trois fois le tour du manège.
La cour de l’hôtel était en effet disposée de manière à servir de manège en cas de besoin.
Malicorne, sans embarras, assembla la bride et le bridon, prit la crinière de la main gauche, plaça son pied à l’étrier, s’enleva et se mit en selle. La première fois il fit faire au cheval le tour de la cour au pas.
La seconde fois, au trot.
Et la troisième fois, au galop.
Puis il s’arrêta près du comte, mit pied à terre et jeta la bride aux mains d’un palefrenier.