— Et l’orfèvrerie?
— Dans les coffres.
— Et l’argenterie?
— Dans la grande armoire de chêne.
La marquise se tut; puis, d’une voix tranquille:
— Que l’on fasse venir mon orfèvre, dit-elle.
Les femmes disparurent pour exécuter l’ordre.
Cependant la marquise était entrée dans son cabinet, et, avec le plus grand soin, considérait ses écrins.
Jamais elle n’avait donné pareille attention à ces richesses qui font l’orgueil d’une femme; jamais elle n’avait regardé ces parures que pour les choisir selon leurs montures ou leurs couleurs. Aujourd’hui elle admirait la grosseur des rubis et la limpidité des diamants; elle se désolait d’une tache, d’un défaut; elle trouvait l’or trop faible et les pierres misérables.
L’orfèvre la surprit dans cette occupation lorsqu’il arriva.