— C’est-à-dire, répondit Louise en rougissant, c’est-à-dire que M. de Bragelonne m’a fait l’honneur de me demander ma main… mais…
— Mais quoi?
— Mais il paraît que le roi…
— Eh bien?
— Que le roi ne veut pas consentir à ce mariage.
— Eh! pourquoi le roi? et qu’est-ce que le roi? s’écria Aure avec aigreur. Le roi a-t-il donc le droit de se mêler de ces choses-là, bon Dieu?…» La poulitique est la poulitique, comme disait M. de Mazarin; ma l’amor, il est l’amor.» Si donc tu aimes M. de Bragelonne, et, s’il t’aime, épousez-vous. Je vous donne mon consentement, moi.
Athénaïs se mit à rire.
— Oh! je parle sérieusement, répondit Montalais, et mon avis en ce cas vaut bien l’avis du roi, je suppose. N’est-ce pas, Louise?
— Voyons, voyons, ces messieurs sont passés, dit La Vallière; profitons donc de la solitude pour traverser la prairie et nous jeter dans le bois.
— D’autant mieux, dit Athénaïs, que voilà des lumières qui partent du château et du théâtre, et qui me font l’effet de précéder quelque illustre compagnie.