— Pourquoi? demanda Raoul.
— Oui, hasarda La Vallière à son tour.
— Parce que je pars, dit Bragelonne en regardant Louise.
La jeune fille se sentit frappée d’une superstitieuse terreur et chancela.
— Vous partez, Raoul! s’écria-t-elle; et où donc allez-vous?
— Ma chère Louise, dit le jeune homme avec cette placidité qui lui était naturelle, je vais en Angleterre.
— Et qu’allez-vous faire en Angleterre?
— Le roi m’y envoie.
— Le roi! s’exclamèrent à la fois Louise et Aure, qui involontairement échangèrent un coup d’œil, se rappelant l’une et l’autre l’entretien qui venait d’être interrompu.
Ce coup d’œil, Raoul l’intercepta, mais il ne pouvait le comprendre. Il l’attribua donc tout naturellement à l’intérêt que lui portaient les deux jeunes filles.