Alexandre Dumas
LE VICOMTE DE BRAGELONNE
TOME III
(1848 — 1850)
Table des matières
[Table des matières]
[Chapitre CXXXII — Psychologie royale]
[Chapitre CXXXIII — Ce que n’avaient prévu ni naïade ni dryade]
[Chapitre CXXXIV — Le nouveau général des jésuites]
[Chapitre CXXXV — L’orage]
[Chapitre CXXXVI — La pluie]
[Chapitre CXXXVII — Tobie]
[Chapitre CXXXVIII — Les quatre chances de Madame]
[Chapitre CXXXIX — La loterie]
[Chapitre CXL — Malaga]
[Chapitre CXLI — La lettre de M. de Baisemeaux]
[Chapitre CXLII — Où le lecteur verra avec plaisir que Porthos n’a rien perdu de sa force]
[Chapitre CXLIII — Le rat et le fromage]
[Chapitre CXLIV — La campagne de Planchet]
[Chapitre CXLV — Ce que l’on voit de la maison de Planchet]
[Chapitre CXLVI — Comment Porthos, Trüchen et Planchet se quittèrent amis, grâce à d’Artagnan]
[Chapitre CXLVII — La présentation de Porthos]
[Chapitre CXLVIII — Explications]
[Chapitre CXLIX — Madame et de Guiche]
[Chapitre CL — Montalais et Malicorne]
[Chapitre CLI — Comment de Wardes fut reçu à la cour]
[Chapitre CLII — Le combat]
[Chapitre CLIII — Le souper du roi]
[Chapitre CLIV — Après souper]
[Chapitre CLV — Comment d’Artagnan accomplit la mission dont le roi l’avait chargé]
[Chapitre CLVI — L’affût]
[Chapitre CLVII — Le médecin]
[Chapitre CLVIII — Où d’Artagnan reconnaît qu’il s’était trompé, et que c’était Manicamp qui avait raison]
[Chapitre CLIX — Comment il est bon d’avoir deux cordes à son arc]
[Chapitre CLX — M. Malicorne, archiviste du royaume de France]
[Chapitre CLXI — Le voyage]
[Chapitre CLXII — Trium-Féminat]
[Chapitre CLXIII — Première querelle]
[Chapitre CLXIV — Désespoir]
[Chapitre CLXV — La fuite]
[Chapitre CLXVI — Comment Louis avait, de son côté, passé le temps de dix heures et demie à minuit]
[Chapitre CLXVII — Les ambassadeurs]
[Chapitre CLXVIII — Chaillot]
[Chapitre CLXIX — Chez Madame]
[Chapitre CLXX — Le mouchoir de Mademoiselle de La Vallière]
[Chapitre CLXXI — Où il est traité des jardiniers, des échelles et des filles d’honneur]
[Chapitre CLXXII — Où il est traité de menuiserie et où il est donné quelques détails sur la façon de percer les escaliers]
[Chapitre CLXXIII — La promenade aux flambeaux]
[Chapitre CLXXIV — L’apparition]
[Chapitre CLXXV — Le portrait]
[Chapitre CLXXVI — Hampton-Court]
[Chapitre CLXXVII — Le courrier de Madame]
[Chapitre CLXXVIII — Saint-Aignan suit le conseil de Malicorne]
[Chapitre CLXXIX — Deux vieux amis]
[Chapitre CLXXX — Où l’on voit qu’un marché qui ne peut pas se faire avec l’un peut se faire avec l’autre]
[Chapitre CLXXXI — La peau de l’ours]
[Chapitre CLXXXII — Chez la reine mère]
[Chapitre CLXXXIII — Deux amies]
[Chapitre CLXXXIV — Comment Jean de La Fontaine fit son premier conte]
[Chapitre CLXXXV — La Fontaine négociateur]
[Chapitre CLXXXVI — La vaisselle et les diamants de Madame de Bellière]
[Chapitre CLXXXVII — La quittance de M. de Mazarin]
[Chapitre CLXXXVIII — La minute de M. Colbert]
[Chapitre CLXXXIX — Où il semble à l’auteur qu’il est temps d’en revenir au vicomte de Bragelonne]
[Chapitre CXC — Bragelonne continue ses interrogations]
[Chapitre CXCI — Deux jalousies]
[Chapitre CXCII — Visite domiciliaire]
[Chapitre CXCIII — La méthode de Porthos]
[Chapitre CXCIV — Le déménagement, la trappe et le portrait]
[Chapitre CXCV — Rivaux politiques]
[Chapitre CXCVI — Rivaux amoureux]
Chapitre CXXXII — Psychologie royale
Le roi entra dans ses appartements d’un pas rapide.
Peut-être Louis XIV marchait-il si vite pour ne pas chanceler. Il laissait derrière lui comme la trace d’un deuil mystérieux.
Cette gaieté, que chacun avait remarquée dans son attitude à son arrivée, et dont chacun s’était réjoui, nul ne l’avait peut-être approfondie dans son véritable sens; mais ce départ si orageux, ce visage si bouleversé, chacun le comprit, ou du moins le crut comprendre facilement.
La légèreté de Madame, ses plaisanteries un peu rudes pour un caractère ombrageux, et surtout pour un caractère de roi; l’assimilation trop familière, sans doute, de ce roi à un homme ordinaire; voilà les raisons que l’assemblée donna du départ précipité et inattendu de Louis XIV.
Madame, plus clairvoyante d’ailleurs, n’y vit cependant point d’abord autre chose. C’était assez pour elle d’avoir rendu quelque petite torture d’amour-propre à celui qui, oubliant si promptement des engagements contractés, semblait avoir pris à tâche de dédaigner sans cause les plus nobles et les plus illustres conquêtes.