— Ah! pauvre Porthos!... Et Aramis, comment a-t-il été pour vous dans tout cela?

— Très bien... Il m’a fait soigner par le propre médecin de M. Fouquet. Mais figurez-vous qu’au bout de huit jours je ne respirais plus.

— Comment cela?

— La chambre était trop petite: j’absorbais trop d’air.

— Vraiment?

— À ce que l’on m’a dit, du moins... Et l’on m’a transporté dans un autre logement.

— Où vous respiriez, cette fois?

— Plus librement, oui; mais pas d’exercice, rien à faire. Le médecin prétendait que je ne devais pas bouger; moi, au contraire, je me sentais plus fort que jamais. Cela donna naissance à un grave accident.

— À quel accident?

— Imaginez-vous, cher ami, que je me révoltai contre les ordonnances de cet imbécile de médecin et que je résolus de sortir, que cela lui convint ou ne lui convînt pas. En conséquence, j’ordonnai au valet qui me servait d’apporter mes habits.