— Je ne sais pas: je n’y ai eu ni rendez-vous ni histoires mystérieuses; mais on m’autorise à y exercer mes muscles, et je profite de la permission en déracinant des arbres.
— Pour quoi faire?
— Pour m’entretenir la main, et puis pour y prendre des nids d’oiseaux: je trouve cela plus commode que de monter dessus.
— Vous êtes pastoral comme Tircis, mon cher Porthos.
— Oui, j’aime les petits œufs; je les aime infiniment plus que les gros. Vous n’avez point idée comme c’est délicat, une omelette de quatre ou cinq cents œufs de verdier, de pinson, de sansonnet, de merle et de grive.
— Mais cinq cents œufs, c’est monstrueux!
— Cela tient dans un saladier, dit Porthos.
D’Artagnan admira cinq minutes Porthos, comme s’il le voyait pour la première fois.
Quant à Porthos, il s’épanouit joyeusement sous le regard de son ami.
Ils demeurèrent quelques instants ainsi, d’Artagnan regardant, Porthos s’épanouissant.