Ce fut d’Artagnan qui trouva les chambres et découvrit les lits. Porthos se plongea dans le sien, déshabillé par son ami le mousquetaire.

D’Artagnan se jeta sur le sien en disant:

— Mordioux! j’avais cependant juré de ne plus toucher à ce vin jaune qui sent la pierre à fusil. Fi! si les mousquetaires voyaient leur capitaine dans un pareil état!

Et, tirant les rideaux du lit:

— Heureusement qu’ils ne me verront pas, ajouta-t-il.

Planchet fut enlevé dans les bras de Trüchen, qui le déshabilla et ferma rideaux et portes.

— C’est divertissant, la campagne, dit Porthos en allongeant ses jambes qui passèrent à travers le bois du lit, ce qui produisit un écroulement énorme auquel nul ne prit garde, tant on s’était diverti à la campagne de Planchet.

Tout le monde ronflait à deux heures de l’après minuit.

Chapitre CXLV — Ce que l’on voit de la maison de Planchet

Le lendemain trouva les trois héros dormant du meilleur cœur.