— D’un pistolet, Sire. Au reste, la blessure du cheval m’a indiqué la tactique de celui qui l’avait tué. Il avait suivi la circonférence du bois pour avoir son adversaire en flanc. J’ai d’ailleurs, suivi ses pas sur l’herbe.

— Les pas du cheval noir?

— Oui, Sire.

— Allez, monsieur d’Artagnan.

— Maintenant que Votre Majesté voit la position des deux adversaires, il faut que je quitte le cavalier stationnaire pour le cavalier qui passe au galop.

— Faites.

— Le cheval du cavalier qui chargeait fut tué sur le coup.

— Comment savez-vous cela?

— Le cavalier n’a pas eu le temps de mettre pied à terre et est tombé avec lui. J’ai vu la trace de sa jambe, qu’il avait tirée avec effort de dessous le cheval. L’éperon, pressé par le poids de l’animal, avait labouré la terre.

— Bien. Et qu’a-t-il dit en se relevant?