— On le dit, du moins.

— Quelque braconnier plutôt...

— Comment, quelque braconnier?...

— Quelque mari jaloux, quelque amant maltraité, lequel, pour se venger, aura tiré sur lui.

— Mais que dites-vous donc là, monsieur Valot? Les blessures de M. de Guiche ne sont-elles pas produites par la défense d’un sanglier?

— Les blessures de M. de Guiche sont produites par une balle de pistolet qui lui a écrasé l’annulaire et le petit doigt de la main droite, après quoi, elle a été se loger dans les muscles intercostaux de la poitrine.

— Une balle! Vous êtes sûr que M. de Guiche a été blessé par une balle?... s’écria le roi jouant l’homme surpris.

— Ma foi, dit Valot, si sûr que la voilà, Sire.

Et il présenta au roi une balle à moitié aplatie.

Le roi la regarda sans y toucher.