— Sans doute.
— Cela doit être certainement, puisque Votre Majesté le dit. Mais en quoi trouble, s’il vous plaît?
— Mais à propos de cet événement du bois Rochin.
— Ah! ah!
— Sans doute. Vous avez vu les traces de deux chevaux, les pas de deux hommes, vous avez relevé les détails d’un combat. Rien de tout cela n’a existé; illusion pure!
— Ah! ah! fit encore d’Artagnan.
— C’est comme ces piétinements du cheval, c’est comme ces indices de lutte. Lutte de de Guiche contre le sanglier, pas autre chose; seulement, la lutte a été longue et terrible, à ce qu’il paraît.
— Ah! ah! continua d’Artagnan.
— Et quand je pense que j’ai un instant ajouté foi à une pareille erreur; mais aussi vous parliez avec un tel aplomb.
— En effet, Sire, il faut que j’aie eu la berlue, dit d’Artagnan avec une belle humeur qui charma le roi.