— Qu’y a-t-il donc et que m’apprend-on, monsieur de Manicamp? dit-elle; il y a quelqu’un de blessé au château?

— Oui, madame, malheureusement... M. de Guiche.

— Oui, M. de Guiche, répéta la princesse. En effet, je l’avais entendu dire, mais non affirmer. Ainsi, bien véritablement, c’est à M. de Guiche qu’est arrivée cette infortune?

— À lui-même, madame.

— Savez-vous bien, monsieur de Manicamp, dit vivement la princesse, que les duels sont antipathiques au roi?

— Certes, madame; mais un duel avec une bête fauve n’est pas justiciable de Sa Majesté.

— Oh! vous ne me ferez pas l’injure de croire que j’ajouterai foi à cette fable absurde répandue je ne sais trop dans quel but, et prétendant que M. de Guiche a été blessé par un sanglier. Non, non, monsieur; la vérité est connue, et, dans ce moment, outre le désagrément de sa blessure, M. de Guiche court le risque de sa liberté.

— Hélas! madame, dit Manicamp, je le sais bien; mais qu’y faire?

— Vous avez vu Sa Majesté?

— Oui, madame.