— En vérité, mon cher d’Herblay, dit Fouquet, votre confiance m’épouvante plus que la colère du roi.

— Bah!

— Qui donc êtes-vous?

— Vous me connaissez, ce me semble.

— Je me trompe; alors, que voulez-vous?

— Je veux sur le trône de France un roi qui soit dévoué à M. Fouquet, et je veux que M. Fouquet me soit dévoué.

— Oh! s’écria Fouquet en lui serrant la main, quant à vous appartenir, je vous appartiens bien; mais, croyez-le bien, mon cher d’Herblay, vous vous faites illusion.

— En quoi?

— Jamais le roi ne me sera dévoué.

— Je ne vous ai pas dit que le roi vous serait dévoué, ce me semble.