— Et vous, Sire, dit Fouquet, fixez le jour.
— D’aujourd’hui en un mois.
— Sire, Votre Majesté n’a-t-elle rien autre chose à désirer?
— Rien, monsieur le surintendant, sinon, d’ici là, de vous avoir près de moi le plus qu’il vous sera possible.
— Sire, j’ai l’honneur d’être de la promenade de Votre Majesté.
— Très bien; je sors en effet, monsieur Fouquet, et voici ces dames qui vont au rendez-vous.
Le roi, à ces mots, avec toute l’ardeur, non seulement d’un jeune homme, mais d’un jeune homme amoureux se retira de la fenêtre pour prendre ses gants et sa canne que lui tendait son valet de chambre.
On entendait en dehors le piétinement des chevaux et le roulement des roues sur le sable de la cour.
Le roi descendit. Au moment où il apparut sur le perron, chacun s’arrêta. Le roi marcha droit à la jeune reine. Quant à la reine mère, toujours souffrante de plus en plus de la maladie dont elle était atteinte, elle n’avait pas voulu sortir.
Marie-Thérèse monta en carrosse avec Madame, et demanda au roi de quel côté il désirait que la promenade fût dirigée.