C’est alors que de Saint-Aignan revenait à la rescousse; il récitait des vers ou disait quelques-unes de ces historiettes comme Patru les racontait, comme Tallemant des Réaux les racontait si bien.

Ou bien La Vallière était fatiguée, et l’on se reposait.

Aussitôt un plateau de porcelaine de Chine, chargé des plus beaux fruits que l’on avait pu trouver, aussitôt le vin de Xérès, distillant ses topazes dans l’argent ciselé, servaient d’accessoires à ce tableau, dont le peintre ne devait retracer que la plus éphémère figure.

Louis s’enivrait d’amour; La Vallière, de bonheur; de Saint-Aignan, d’ambition.

Le peintre se composait des souvenirs pour sa vieillesse.

Deux heures s’écoulèrent ainsi; puis, quatre heures ayant sonné, La Vallière se leva, et fit un signe au roi.

Louis se leva, s’approcha du tableau, et adressa quelques compliments flatteurs à l’artiste.

De Saint-Aignan vantait la ressemblance, déjà assurée, à ce qu’il prétendait.

La Vallière, à son tour, remercia le peintre en rougissant, et passa dans la chambre voisine, où le roi la suivit, après avoir appelé de Saint-Aignan.

— À demain, n’est-ce pas? dit-il à La Vallière.