— Hélas! je le sais bien.

— De plus, quand on fait la guerre de parti, on frappe, vous ne l’ignorez pas, sur les amis de l’ennemi.

— Ah! vous voulez dire qu’on tombera sur ce pauvre Laicques?

— C’est presque inévitable, duchesse.

— Oh! il ne touche que douze mille livres de pension.

— Oui; mais le roi d’Espagne a du crédit; consulté par M. Fouquet, il peut faire enfermer M. Laicques dans quelque forteresse.

— Je n’ai pas grand-peur de cela, mon bon ami, parce que, grâce à une réconciliation avec Anne d’Autriche, j’obtiendrai que la France demande la liberté de Laicques.

— C’est vrai. Alors, vous aurez autre chose à redouter.

— Quoi donc? fit la duchesse en jouant la surprise et l’effroi.

— Vous saurez et vous savez qu’une fois affilié à l’ordre, on n’en sort pas sans difficultés. Les secrets qu’on a pu pénétrer sont malsains, ils portent avec eux des germes de malheur pour quiconque les révèle.